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Sunday, August 6, 2017

On a vaincu le Sommet du Pinet !


  Un peu plus de 5 km et 3 h de bonne grimpette, nous voici à la croix. Le haut par une telle journée, on n'y reste pas trop car le soleil cogne fort. Cela ne nous empêche pas de savourer une bonne demi-heure ..


 .. cette vue sur nos sommets


   Ce paysage qu'on ne quitte des yeux. Un nuage offre une découpe de la montagne qu'il surplombe.
 Juste en dessous à la descente nous sommes passés à côté d'une stèle érigée en la mémoire de 2 randonneurs-raquettes tombés en janvier 97 dans un scialet (gouffre des massifs pré-alpin, trou dans le sol donnant sur une cavité plus ou moins grande et plus ou moins profonde) et retrouvés des mois plus tard seulement. 


Les machaons papillonnaient. Saison oblige !


   La descente en direction des pâtures est tout aussi intéressante que la montée. Nous passons plusieurs "labyrinthes" de lapiaz  (Surface de roche calcaire creusée, appelée aussi relief ruiniforme). On aurait cru un parc de montagnes à échelle réduite. Au détour d'une pente et d'un virage nous sommes tombés sur la cabane du berger Bruno. Une amie était passée et nous avons papoté un peu. Il a en charge quelques 600 ovins et 280 bovins qui se surveillent plutôt tous seuls. Lui supervise car l'espace est bien trop important de ce côté jusqu'à la partie sud des hauts de Chartreuse pour voir les bêtes chaque jours. Au moment de dire au revoir, ils préparaient le café au lait Ricoré et nous ont invité à partager avec eux. Super sympa ! C'est là que je me suis promise d'avoir toujours avec moi un rab genre un fruit ou paquet de biscuit pour un de ces berger qui passe de longues journées dans les montagnes et nous accueille avec tant de gentillesse. Merci, ce fut une belle parenthèse.



    La rando fut un délice, surtout quand on a le luxe de choisir sa journée. La rude grimpette de la montée devient la rude descente dans les bois au retour. 


    Quand on prend le temps d'observer, on peut nommer des formes de pierres. Un toutou tout chou, l'Afrique, un coeur ou un crâne de chèvre de montagne, libre à l'esprit de rêver.


Voilà une superbe découverte que l'on partagera c'est inévitable.
Ayant oublié de démarrer ma montre au départ, ajouter vingt minutes au parcours.
Rando au Sommet du Pinet 5/08/2017

Saturday, August 5, 2017

Le Sommet du Pinet : Ca grimpe !

   En ce samedi 5 Août 2017 merveilleusement ensoleillé, nous nous attaquons à une nouvelle sortie, le Sommet du Pinet, 1867 m, dont la crête délimite la frontière entre Isère et Savoie. 
   Départ du hameau de La Plagne (Chartreuse 😉 )


   Du bas, la Doline du Grand Glacier du Pinet s'offre à nous. Tout à l'heure nous serons tout là-haut.
  Quasi 50 min de montée bien raide. Pas une surprise vu qu'on utilise ce même départ pour aller au Granier (sur la gauche) ou sur le plateau de l'Alpette (sur la droite). Toute la montée est guidée de fils, câbles ou restes de barbelés qui font parfois corps avec les arbres. 


  Le Col de l'Alpette est déjà une récompense de paysage à lui seul. De là nous descendrons sur la droite dans le creux où se situe les cabanes de l'Alpette. "Partez à droite, puis tourner à droite"


   En sortie du vallon on se retourne sur les cabanes et la vue sur la Tête de Lion, pilier nord-ouest des falaises du Mont Granier. Ce coin donne envie de se poser. Pour les randonneurs la cabane de gauche appartenant à la commune sert de refuge de nuit. Celle de droite est pour le berger.


   Nous poursuivons notre route parmi fleurs et forêt. Au niveau d'un replat sur un cairn repose le panneau indiquant le Sommet Pinet à 1,8km - 1h. Heureusement qu'il est là sinon il n'y avait que le choix poursuivre le sentier Chalet de l'Alpe ou retour au Col de l'Alpette !!! "Tournez à droite"


Longue barre rocheuse avec des grottes... surtout de marmottes ;) "suivez la sangle"


Quelle surprise que ce trou se révélant être une grotte avec sortie supérieure (pour les grimpeurs). 


   Ne pas oublier de se retourner régulièrement pour ne rien rater de cette vue fantastique sur les montagnes environnantes et le Mont Blanc en fond. Après avoir eu un bout de GR rouge/blanc, nous suivons les traits jaunes... et surtout le GPS sur la tablette d'Anton-E.


   Passages de  prairies, éboulis et surtout d'énormes roches. On a dévié un peu de notre route et on ne le regrette pas car le coin est magique ! Le GPS nous évite de se perdre donc on apprécie cette digression momentanée à sa juste valeur. "Tirez à droite"


Le sommet approche, encore un dernier regard sur ce paysage extraordinaire que sont nos montagnes.

Friday, November 9, 2012

Bel Apollon bis


Parnassius apollo est le plus grand des papillons que nous ayons aperçu cet été.
 Son envergure atteint les 7-8 cm.


    Il a un assez gros corps velu. On l'aperçoit plutôt en juillet et août. C'est une espèce qui se retire sous l'effet du réchauffement, soit vers le nord, soit en altitude. Nous les avons vu à 1500 m d'altitude environ. C'est une espèce protégée car en régression.


    Les chenilles hivernent à l'état juvénile dans l'oeuf et éclosent au début du printemps (mars). Elles se nourrissent à découvert sur les feuilles. Vers mi-juin, elles tissent un cocon lâche, légèrement enterré ou placé sous les herbes sèches. La nymphose dure entre 10 j et plusieurs semaines. Il y a une génération par an et les mâles naissent avant les femelles.


     Il vole par temps ensoleillé et préfère les nectars de fleurs violacées (centaurées, chardons, scabiques..). Les petits ronds colorés noirs et rouge orangés sont appelés ocelles et l'apollon en a deux paires.
13/08/2012 La Grande Vache  

Wednesday, November 7, 2012

En tenue d'été


   La dernière belle surprise de l'été fut un charmant petit animal gracieux. Au départ Anton-E a vu quelque chose courir et moi, du haut de mon échelle ... on essayait d'enlever la mousse sur les tuiles ... je l'ai vu cette bestiole blanche dessous, marron dessus traverser et filant tout au bout à l'orée de la forêt, puis disparaître d'un coup dans l'herbe.


   Partant de là Anton-E a mis son appareil photo en mode vidéo dans l'endroit supposé de sa disparition, un bout de quiche puis on a laissé faire. Au bout de 20 min il est retourné voir et curieuse elle est sortie .. lui faire un coucou. La photo est tirée du film donc pas super nette mais au moins c'est la notre.
   Au final quelques instants de pure émerveillement. Mettre le lien ci-dessous dans la barre http du haut et profitez de cette jolie hermine :

http://s1268.photobucket.com/albums/jj573/gambiepascaletmoi/Hermine/?action=view&current=Hermine.mp4

   Armenius mus ou rat d'Arménie, est un petit animal de 32 cm max plus la queue de 8 à 12 cm qui pèse moins de 500 g. L'été elle est bicolore marron sur le dessus et blanche dessous, mais l'hiver elle se met en habit de camouflage et est toute blanche.... excepté le bout de sa queue qui reste toujours noir. Sa fourrure était très recherchée mais maintenant elle est protégée. D'ailleurs, de nos jours, les magistrats utilisent de la peau de lapin teinte en blanc.
   On l'a trouve surtout en zone montagneuses dans les 1000 m et plus et elle se nourrit de petits rongeurs. D'ailleurs juste avant de l'apercevoir, un mulot avait traversé la cour tout près de nous. Elle avait du le débusquer. Son terrain de chasse couvre entre 10 et 100 hectares selon la densité des proies et de 1 à 10 hermines vivent sur 100 ha. Sa durée de vie est d'environ 7 ans donc ce doit être une descendante de celle vue toute blanche sur l'herbe un printemps d'il y a bien une quinzaine d'année !
18/10/2012 A la maison

Sunday, November 4, 2012

A table !


  Tiens cela fait longtemps que je n'avais partagé une recette. Pour moi le tiramisù c'est avec Chartreuse ou pas, mais plusieurs fois je voyais le mariage mascarpone et framboises. Bien sur il fallait humidifier les biscuits avec autre chose que du café. Alors voici :


Pour 4 personnes : 
2 jaunes d'oeufs
40 g sucre
1 boite de mascarpone 250g
biscuits type speculoos (donnent un bon petit goût) ou boudoirs.
alcool (poire william, framboise..)
250 g de framboises (fraîches elles ont une meilleure tenue et ne rendent pas autant d'eau).

  Blanchir les jaunes avec le sucre, puis y ajouter sans trop fouetter le mascarpone et une cuillère à café d'alcool de fruits. Ecraser les biscuits et mettre au fond d'un plat (de petite capacité) ou de 4 ramequins. Si des boudoirs sont utilisés, les humectés d'un mélange eau, sirop et pointe d'alcool. Verser la moitié de la "sauce mascarpone", couvrir de framboises et napper de la moitié restante de sauce. Décorer de quelques framboises. Faire un coulis avec les framboises restantes (les mixer avec une pointe de sucre) et en napper le dessert au moment de servir seulement.

  Comme pour le tiramisù (voir ma recette chartroussine dans 'maurice pascal et moi') mieux vaut le laisser 12 heures dans le frigo. Le plus est le mieux pour la tenue. Il se congèle aussi très bien.


  Et bien voilà c'était juste divin !
A vos cuillères, à vos spatules !
Bonne dégustation.

Friday, October 26, 2012

Il pleut.... je sors !

   27 ans que l'on a cette maison et seulement l'an dernier a-t'on découvert cette extraordinaire créature aux couleurs vibrantes. Soit, nous étions là, l'hiver sous la neige ou l'été au sec, mais on s'en est quand même essuyé des orages et jamais auparavant monsieur... ou madame ... salamandre ne nous avait fait l'honneur de sa visite.


  Salamandra salamandra a besoin d'humidité, mais ne vit pas dans l'eau et d'ailleurs se noierait car elle ne sait pas nager. Seules les larves (de 25 à 35 mm) pondues le seront dans l'eau et y croîtrons en 3 à 6 mois selon les températures, la chaleur accélérant le processus. Ce n'est que peu avant leur sortie de l'eau que les taches typiques de cette espèce apparaissent. Ensuite elle vit une existence terrestre et s'abrite le jour dans des cavités humides. L'intensité de leur couleur vient tant du sol (loess jaune donnant un jaune plus intense, tourbe plus sombre) que de la température. Une grosse chaleur et sécheresse fragilise l'animal qui pâlit voir à une peau qui sèche. Sa peau a un rôle respiratoire qui ne fonctionne pleinement qu'en milieu humide.


    Juste derrière les yeux on aperçoit les glandes parotoïdes caractéristique de cette espèce. Pour se protéger de ses ennemis la salamandre secrète de ces glandes, et d'autres sur son dos, un poison. Si besoin ou trop stressée elle est même capable de "gicler" jusqu'à 1 m de distance. Parmi les alcaloïdes, ce poison provoque de légères brûlures chez l'humain mais peut avoir des conséquences plus grave sur un sujet fragilisé (troubles respiratoires, nausées, vomissements).
  Ces sécrétions servent aussi et surtout à inhiber la croissance de bactéries et champignons à la surface de la peau. Beaucoup de recherches sont faites sur cette petite bête car elle a une capacité à renouveler certaines parties de son corps après amputation.


     Jouaient t-ils à papa maman ou bien étaient-ce un frère et une soeur  ? mystère. A priori jeu car lors de l'accouplement le mâle se glisse sous la femelle et l'entoure avec ses pattes avant. Puis la femelle absorbe avec son cloaque un petit emballage de sperme déposé sur le sol par le cloaque du mâle. La femelle peut garder en elle la semence durant plusieurs années permettant de donner de nouvelles générations sur de longues périodes sans forcément avoir de partenaire sexuel.
     En tout les cas ils nous ont offert un beau spectacle et vu que c'est une créature lente on a pu en profiter un grand moment. La terrasse doit leur plaire car on a eu deux très grosses pluies et les deux fois que ce soit d'un côté ou de l'autre de la maison on en a vu.
     Pour les observer "jouer" et marcher de manière "préhistorique" regarder le lien ci-dessus. 32 secondes de pur émerveillement ! (p.s.: mettre l'adresse dans la barre http tout en haut)
http://s1268.photobucket.com/albums/jj573/gambiepascaletmoi/Salamandre/?action=view&current=P1240388.mp4

Monday, October 22, 2012

J'ai regardé les champignons


et j'ai aimé toutes ces couleurs







 les observer, les admirer











et j'ai aimé me balader.
Merci la nature !